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Voyage dans les laboratoires d'hier

Zoom sur quatre photos qui représentent des laboratoires de l'ancien Institut du Radium. Les commentaires ont été retrouvés dans le magazine "la science et la vie" de 1921, dans un article sur "L'Institut du Radium, centre d'étude et de préparation de la mystérieuse substance".

Dans les laboratoires de chimie

Dans les laboratoires de chimie de l’Institut du Radium s’effectuaient les opérations longues et délicates, les fractionnements et cristallisations répétées que nécessitaient la préparation des substances radioactives : radium, polonium, actinium, uranium, thorium, etc.

Sur la première photo on voit Sonia Cotelle, chimiste, collaboratrice de Marie Curie, qui surveille l’appareil distillatoire (au centre de la photographie) dans lequel se purifie le nitrate d’urane. La chimiste insère entre deux disques métalliques quelques milligrammes de polonium.

Sur la deuxième photo, dans un autre coin du laboratoire, sous une hotte, Sonia Cotelle faisait chauffer au bain-marie une solution de baryum radifère.

La salle pour la préparation du radon

La photo ci-contre, a été prise dans la salle de l’extraction de l’émanation du radium (gaz radon) en 1925. Le journaliste de "la Science et la vie" la décrivait comme "la salle la plus extraordinaire de l'Institut du Radium !" A gauche en entrant, se trouvait une armoire aux parois blindées de plomb, raconte-t-il, dans laquelle on conservait les composés de radium. Ces inestimables substances étaient ainsi jalousement abritées, car elles représentaient "près d’un million d’une solution radifère qui remplirait à peine le creux d’une petite coupelle !" s'extasie-t-il encore.
L’opérateur se tient devant la jauge en verre servant à mesurer la pression des gaz à l’intérieur de la fiole à émanation et il en suit les variations au cours du remplissage des ampoules.

Le service d’étalonnage des ampoules radioactives

Savants et médecins se servaient de tubes radioactifs soit pour des expériences soit pour des applications médicales. Ils avaient besoin de connaître en valeur absolue la quantité de radium contenue dans chaque tube. Pour effectuer ces mesures, on utilisait la Méthode Curie qui nécessitait l’emploi d’un condensateur à plateaux sur lequel on posait l’ampoule de radium (tout à droite sur la photo). Sur cette photo, on voit un opérateur mesurant la quantité de radium renfermée dans des ampoules (l'instrument à sa droite est un quartz piezo-électrique).