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Quelques livres sur l'histoire de la famille aux 5 prix Nobel...

Voici une courte bibliographie concernant Marie Curie, son époux Pierre, ainsi que leurs successeurs Frédéric et Irène Joliot-Curie.

Madame Curie

« Elle est femme, elle appartient à une nation opprimée, elle est pauvre, elle est belle.
Une vocation puissante lui fait quitter sa patrie, la Pologne, pour venir étudier à Paris où elle vit des années de solitude, de difficulté.
Elle rencontre un homme qui a du génie comme elle. Elle l’épouse. Leur bonheur est d’une qualité unique.
Par l’effort le plus acharné et le plus aride, Marie et Pierre Curie découvrent un corps magique, le radium. Leur découverte ne donne pas seulement naissance à une nouvelle science et à une nouvelle philosophie : elle apporte aux hommes le moyen de soigner une maladie affreuse.
Au moment même où la gloire arrive, son merveilleux compagnon lui est ravi par la mort.
Malgré la détresse du cœur et des maux physiques, elle continue seule la tâche entreprise, et développe avec éclat la science créée par le couple. »

Eve Curie

Curie E., "Madame Curie", Paris : Gallimard, collection Folio, 1938.

Madame Curie (en anglais)

Notes de l'éditeur :
« Marie Sklodowska Curie (1867-1934) was the first woman scientist to win worldwide acclaim and vas, indeed, one of the great scientists of the twentieth century. Written by Curie’s daughter, the renowned international activist Eve Curie, this biography chronicles Curie’s legendary achievements in science, including her pioneering efforts in the study of radioactivity and her two Nobel Prizes in Physics and in Chemistry. It also spotlights her remarkable life, from her childhood in Poland, to her storybook Parisian marriage to fellow scientist Pierre Curie, to her tragic death from the very radium that brought her fame. Now updated with an eloquent, rousing introduction by best-selling author Natalie Angier, this timeless biography celebrates an astonishing mind and a extraordinary woman’s life. »

Curie E., "Madame Curie - A Biography", Cambridge : Da Capo Press, 2001.

Une femme honorable

Notes de l'auteur :
« Ce livre est ma lecture de la vie de Marie Curie, telle qu'elle m'est apparue depuis que j'ai été conduite sur ses pas et qu'elle ne m'a plus lâchée, cette ensorceleuse aux yeux gris. Femme d'orgueil, de passion et de labeur, qui fut actrice de son temps parce qu'elle eut l'ambition de ses moyens et les moyens de son ambition, actrice du nôtre enfin, puisque, entre Marie Curie-Sklodowska et la force atomique, la filiation est directe. D'ailleurs, elle en est morte. »

Giroud F., "Une femme honorable", Paris : Le Livre de Poche, 1982.

Marie Curie, A Life (en anglais)

“One hundred years ago, Marie Curie discovered radioactivity, for which she won the Nobel Prize in physics. In 1911 she won an unprecedented second Nobel Prize, this time in chemistry, for isolating new radioactive elements. Despite these achievements, or perhaps because of her fame, she has remained a saintly, unapproachable genius. From family documents and a private journal only recently made available, Susan Quinn at last tells the full human story. From the stubborn sixteen-year-old studying science at night while working as a governess, to her romance and scientific partnership with Pierre Curie—an extraordinary marriage of equals—we feel her defeats as well as her successes: her rejection by the French Academy, her unbearable grief at Pierre’s untimely and gruesome death, and her retreat into a love affair with a married fellow scientist, causing a scandal which almost cost her the second Nobel Prize. In Susan Quinn’s fully dimensional portrait, we come at last to know this complicated, passionate, brilliant woman.”

Quinn S., "Marie Curie, A Life", Cambridge : Da Capo Press, 1996.

Leçons de Marie Curie

Notes de l'éditeur :
« Voici un document exceptionnel, retrouvé par miracle dans une cave : il livre les comptes-rendus de cours élémentaires de physique, que Marie Curie donna en 1907 à sa fille Irène et aux enfants de ses collègues dans le cadre d’une « coopérative d’enseignement ».
Ils sont écrits de la main de l’une de ses élèves, Isabelle Chavannes, et sont ici retranscrits dans leur intégralité.
Marie Curie a imaginé elle-même ces leçons, destinées aux enfants d’une dizaine d’années. Claires, inventives amusantes, elles reposent sur le questionnement et l’expérimentation. Aussi fraîches et pertinentes qu’il y a un siècle, ces leçons raviront les parents, enseignants et curieux de tous les âges. »

Chavannes I., "Leçons de Marie Curie", Les Ulis : EDP Sciences, 2003.

Marie Curie, La fée du radium

Née en 1867, Marie Curie est la seule femme à avoir reçu deux Prix Nobel : le Prix Nobel de physique en 1903, qu'elle partage avec Pierre Curie son mari, puis le Prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium en 1911. Elle fut par ailleurs la première femme à enseigner à la Sorbonne en 1906 La partie dessinée de l'album, réalisée par Chantal Montellier, se situe au moment où Marie Curie reçoit son second Prix Nobel, alors qu'une violente campagne de presse se déchaîne contre elle. Sa liaison avec le physicien Paul Langevin, rendue publique, lui fut amèrement reprochée. De souvenirs en flash-back, nous sont contés les moments-clés de son existence et de sa carrière, déjà exceptionnelles en soi, et davantage encore si l'on se rappelle du peu de place accordée aux femmes dans le domaine de la recherche à l'époque.

Montellier C. (bande dessinée), Huynh R. (dossier chronologique), "Marie Curie, la fée du radium", Marcinelle : Dupuis, 2011.

Marie Curie, une femme de science

Notes de l'éditeur :
« Polonaise de coeur et Française d'adoption, dotée d'une intelligence et d'une force de caractère peu communes, Marya Sklodowska était un être d'exception. Première femme occuper une chaire scientifique à la Sorbonne, deux fois prix Nobel (de physique en 1903 et de chimie en 1911), Marie Curie fut également une des premières femmes à vivre la science comme un métier, qu'elle mit un point d'honneur à accomplir avec honnêteté.
Epaulée par son époux Pierre Curie, sa découverte du radium révéla au monde entier l'existence de la radioactivité. Marie Curie est aujourd'hui encore un exemple pour tous les chercheurs. »

Grard F. et Cerisier E., "Marie Curie, une femme de science", Saint-Herblain : Gulf Stream, 2011.

Marie Curie - De vie en vie

Notes de l’éditeur :
« Cette collection de 27 titres propose aux enfants, à partir de 10 ans, de rencontrer les hommes et les femmes qui ont marqué l'histoire et changé le monde. Marie Curie découvre une nouvelle matière : le radium. De cette matière sort une énergie immense, que Marie Curie baptise la radioactivité. Malgré tous les obstacles qui se dressent sur sa route, Marie Curie ne renonce jamais, elle est le premier grand savant femme. »

Labbé B., Puech M. et Joblin J.-P. (illustrations), "Marie Curie, de vie en vie", Toulouse : Milan Jeunesse, 2011.

La petite Curie

Notes de l'éditeur :
« 1916. Cyprien et Marcellin, deux Poilus en faction à l’entrée du camp, voient arriver une ambulance. Une femme au volant ! C’en est trop pour Marcellin, désorienté par ce monde où pleuvent les bombes et où les femmes conduisent. Cyprien, lui, a reconnu Marie Curie ! Il s’empresse de rassurer son ami, lui racontant les aventures de la petite Polonaise aux deux prix Nobel, depuis la famélique étudiante jusqu’aux brouettes de pechblende où se cache le radium, depuis la rencontre avec Pierre Curie jusqu’aux ambulances du front de 14, les « petites curies » qui ont sauvé des milliers de vies. »
A partir de 9 ans.

Toumayan R. et David S., "La petite Curie", Paris : éditions de l'Evolution, 2013.

Sklodowska Curie, Una Polaca en Paris (en espagnol)

“Las páginas que se abren ante ti pretenden mostrar a María Sklodowska, la joven polaca que viajó a Paris para cumplir su sueño ; a madame Curie, la eminente científica que alcanzó celebridad y relieve universal, y a María Sklodowska-Curie, la persona anónima que siempre quiso ser y que sólo conocieron quienes compartieron su vida.”

Yuste B. et Rivas-Caballero S., "Sklodowska Curie, Una Polaca en Paris", Madrid : Edicel, 2011.

Marie Curie et ses filles, lettres

Lors du décès accidentel de Pierre Curie en 1906, la fille aînée de Marie Curie, Irène, n'a que neuf ans et la cadette, Ève, deux ans. Les lettres échangées entre mère et filles rassemblées dans ce livre nous plongent dans leur intimité familiale et rapportent petits et grands événements de leur vie, jusqu'au décès de Marie Curie, en 1934. Elles témoignent des liens harmonieux qui ne cessèrent de se développer entre elles, au fil des ans. On découvre trois brillantes personnalités, liées par une affection intense et indéfectible.
Edition réalisée par Hélène Langevin-Joliot, fille d'Irène Joliot-Curie, petite-fille de Marie Curie, et Monique Bordry qui a été directrice du Musée Curie.

"Marie Curie et ses filles : Lettres", éd. par M. Bordry et H. Langevin, Paris : Pygmalion, 2011.

Marie Curie et la Grande Guerre

Notes de l’éditeur :
« Été 1914, Marie Curie aménage son laboratoire dans le tout nouvel Institut du radium. Mais l’histoire est en marche et la Première Guerre mondiale éclate.
Ses collaborateurs au front, Marie Curie ne s’enferme pas dans son laboratoire. Au contraire, elle en sort et fait tout ce qui est en son pouvoir pour se rendre utile. Elle met au service de la France ses connaissances scientifiques, au travers de la radiologie et la radiumthérapie. Elle va plus loin et mobilise les ressources humaines, matérielles et financières au profit des blessés. Elle s’inquiète de ses proches, fait circuler les nouvelles.
Richement illustré, ce petit ouvrage se propose de raconter sous toutes ses facettes ce que fut la vie de Marie Curie durant la Grande Guerre. Après ces quatre longues années de conflit, Marie Curie, comme tant d’autres, ne sera plus la même. »

Massiot A. et Pigeard-Micault N., "Marie Curie et la Grande Guerre", Paris : Glyphe, 2014.

Les Curie, Pionniers de l'atome

Trois prix Nobel dans une même famille : le cas est unique. Si Pierre et Marie Curie ont découvert la radioactivité des atomes lourds à la fin du XIXe siècle, Frédéric et Irène Joliot-Curie ont apporté un développement inattendu à une discipline qui a profondément marqué la physique comme la chimie, et débouché sur de précieuses applications en médecine, astrophysique, biologie ou géophysique. C'est la formidable histoire de ces deux couples mythiques, également soucieux de justice, de paix et de progrès social, qui nous est racontée ici. Un récit passionnant et magnifiquement illustré, du " rêve scientifique " de Pierre et Marie jusqu'à l'Appel de Stockholm prônant le bannissement de l'arme atomique, en passant par la bataille de l'eau lourde, la création du CEA ou la construction de la pile Zoé.

Radvanyi P., "Les Curie Pionniers de l’atome", Paris : Belin, 2005.

Pierre Curie par Marie Curie

Notes de l'éditeur :
"Nobel laureate Marie Curie offers a memorable portrait of her equally famous husband and lab partner, Pierre Curie. A scientific biography as well as an intimate memoir, this unique narrative recaptures Pierre Curie’s youthful research and his first scientific break-through, the discovery of piezoelectricity. It further explores his pioneering work in crystallography and magnetism along with the couple’s most famous achievement, the discovery of radium.
In addition to firsthand accounts of laboratory work and techniques, Marie Curie offers observations on her husband’s personality and character, their family life, and the work of their scientific contemporaries, including Ernest Rutherford, Frederick Soddy, Friedrich Oskar Giesel, and Henri Becquerel. Curie also reconstructs her studies of radiation, discussing equipment, procedures, and results. These rare insights into two of history’s great scientific minds will fascinate students of science and all readers interested in scientific discovery."
With Autobiographical Notes by Marie Curie.

Curie M., “Pierre Curie”, New York : Dover Publications, 2012.

Pierre Curie

Notes de l'éditeur :
« Pierre Curie est de nos jours aussi peu connu que Marie Curie est célèbre. Epoux obscur d’une femme illustre, il n’évoque, pour beaucoup, qu’un nom associé à celui de Marie. On se souvient seulement que, avec sa femme, il découvrit le radium en purifiant des tonnes de minerais dans un hangar devenu légendaire. Or, en 1903, quand ils reçurent (avec Henri Becquerel), le prix Nobel de physique, personne ne songeait à les dissocier dans leur gloire commune. Mais la renommée de Marie n’a cessé de croître jusqu’à faire d’elle, rapidement, une sorte de mythe ; Pierre en revanche tomba peu à peu dans un oubli presque total. Pourtant, bien avant de rencontrer Marie Sklodowska, sa future femme, avant de commencer à étudier la radioactivité, ce qui les rendit célèbres, Pierre Curie était déjà un savant reconnu, l’auteur de travaux suffisamment important pour lui assurer, pour toujours, une place dans l’histoire des sciences.
Quinze ans avant la découverte de la radioactivité, il mit en évidence, avec son frère Jacques, la piézoélectricité, phénomène dont les applications touchent de près à la vie quotidienne. Il posa les fondements du magnétisme, inventa également de nombreux appareils de mesure. Surtout, il découvrit le principe de symétrie, un des plus fondamentaux de ceux qui régissent la physique, mais trop abstrait pour attirer l’attention générale.
Pierre Curie est l’auteur d’une œuvre abondante, mais il mérite l’intérêt pour bien d’autres raisons. Tout en étant l’un des derniers de ces savants individualistes et marginaux qui poursuivent en solitaires leur quête de la vérité scientifique, il fut aussi un précurseur « grande science », celle qui ne peut se faire sans des moyens financiers énormes et qui exige l’appui et l’engagement de la société. Le laboratoire où il commença ses recherches n’avait pas d’installation électrique ; vingt ans plus tard Pierre Curie découvrit l’énergie contenue dans l’atome. Passionnément convaincu des bienfaits du progrès que devait apporter le développement de la science, il fut un des premiers à prendre conscience des dangers qu’il pouvait entraîner. »

Hurwic A., "Pierre Curie", Paris : Flammarion, collection Figures de la Science, 1995.

Pierre Curie - Correspondances

Notes de l'éditeur :
« Ce livre réunit près de 500 lettres et documents de, à et concernant de très près Pierre Curie. Ils proviennent d’archives publiques et privées, françaises et internationales et sont pour la plupart inédits. Ces documents apportent un nouvel éclairage sur la découverte du polonium et du radium, sur la recherche solitaire de pechblende par Pierre Curie et sur les deux véritables auteurs de la nomination pour le prix Nobel de physique 1903, qui n’inclut pas Marie Curie.
Ils témoignent également des efforts de Pierre Curie pour obtenir un vrai laboratoire, qui ne sera accordé qu’à Marie Curie, de sa passion pour l’avancement des chercheurs et le développement des études scientifiques et, enfin, de sa curiosité pour le spiritisme. Gageons que ce livre fera resurgir d’autres éléments pour laisser à la postérité l’image du savant la plus complète possible. »

Blanc K., "Pierre Curie - Correspondances", Saint-Rémy-en-l'Eau : Monelle Hayot, 2009.

Frédéric Joliot-Curie

Notes de l'éditeur :
« Frédéric Joliot-Curie est mort le 14 août 1958, à cinquante-huit ans. Le moment est venu, avec le centième anniversaire de sa naissance, de reparcourir l'itinéraire de celui qui fut l'un des Français les plus connus de son temps, dans le monde entier. En décembre 1935, il reçoit, avec sa femme Irène, le prix Nobel de chimie pour la découverte de la radioactivité artificielle ; en 1950, il est révoqué du Haut Commissariat à l'énergie atomique. Entre-temps, il aura été professeur au Collège de France, maître d'œuvre de la première pile atomique française, mais il aura aussi été très engagé en politique avant d'être, sur la fin de sa vie, l'un des promoteurs de l'Appel de Stockholm pour l'interdiction de la bombe atomique. Un jour, le visage de Joliot-Curie rejoindra celui des autres pionniers de l'atome qui se sont posé les mêmes questions que lui sur les responsabilités de la science : Einstein, Oppenheimer, Bohr, Sakharov et d'autres. Voici l'occasion de découvrir la vie de l'un des grands intellectuels du milieu de ce siècle au carrefour entre recherche pure, applications sociales et combat politique. »

Pinault M., "Frédéric Joliot-Curie", Paris : Odile Jacob, 2000.

Frédéric Joliot-Curie et l'énergie atomique

Notes de l'éditeur :
« Cette réédition met à la disposition du lecteur d'aujourd'hui le livre sur Frédéric Joliot-Curie, écrit par Pierre Biquard qui fut son camarade de promotion à l'Ecole de Physique et Chimie, son ami et collaborateur le plus proche. Cet ouvrage est bâti en deux parties, parcourant la trajectoire d'un scientifique hors du commun, marquée par le prix Nobel de Chimie avec Irène Joliot-Curie en 1935 pour la découverte de la radioactivité artificielle. Pierre Biquard évoque la vie et la personnalité de Frédéric Joliot-Curie, éclairée par de nombreux souvenirs personnels et de la vie de famille : goût des loisirs simples, passion de la recherche, création du Commissariat à l'énergie atomique, de la Fédération mondiale des travailleurs scientifiques et du Mouvement Mondial de la Paix.
Grâce à un choix de textes de Frédéric Joliot-Curie sur la recherche, la valeur humaine de la science, l'importance de la recherche technique, la protection des personnels et la lutte pour la Paix, sont soulignées certaines constantes de ses idées nécessité de préserver la liberté du chercheur, conscience de la responsabilité des scientifiques et des limites de nos modèles de société qui l'ont conduit à l'engagement communiste, une vision de l'avenir.
Conscient de ses responsabilités, le savant Frédéric Joliot-Curie insistait sur le fait que "c'est bien notre devoir de scientifiques de nous opposer à ces véritables détournements de la Science qui risquent d'obscurcir dans un grand nombre d'esprits la véritable fonction de celle-ci". Cet ouvrage permet de découvrir le véritable humaniste que fut Frédéric Joliot-Curie parlant de l'énergie atomique, de la paix, des chercheurs ou des techniciens de notre temps, tout en se référant aussi bien à Homère, à Dante qu'à Victor Hugo. »

Biquard P., "Frédéric Joliot-Curie et l'énergie atomique", Paris : L'Harmattan, 2003.

Oeuvre et engagement de Frédéric Joliot-Curie

Notes de l'éditeur :
« Frédéric Joliot découvre en 1934, à l'Institut du Radium de Paris, avec sa femme Irène Joliot-Curie, la radioactivité artificielle, ce qui leur vaut le prix Nobel de Chimie de 1935. En 1939, au Collège de France, il découvre, avec son équipe, la possibilité de réaliser une réaction en chaîne dans l'uranium. Homme public, F. Joliot-Curie fut aussi un savant-citoyen, un savant engagé, un artisan audacieux des grandes aventures scientifiques de son temps, à travers une époque riche en tourmentes et en contradictions de toute sorte. L'Association Curie et Joliot-Curie, pour le centième anniversaire de la naissance de F. Joliot-Curie a fait revivre, lors d'un colloque pluridisciplinaire, cette forte et attachante personnalité et montré combien elle était proche de nos préoccupations actuelles. L'ouvrage présente les exposés historiques et d'actualité sur les thèmes suivants : la radioactivité artificielle ; l'énergie nucléaire ; l'engagement social et politique du scientifique ; l'organisation de la recherche. Cet ouvrage est le recueil des contributions au colloque " Actualité de Frédéric Joliot-Curie " qui a eu lieu les 9-10 octobre 2000 au Collège de France, pour le centième anniversaire de la naissance de Frédéric Joliot-Curie. »

Bordry M. et Radvanyi P., "Oeuvre et engagement de Frédéric Joliot-Curie", Les Ulis : EDP Sciences, 2001.

Irène Joliot-Curie

Notes de l'éditeur :
« Irène Joliot-Curie a traversé la première moitié du XXe siècle comme une personnalité triplement symbolique : elle a été à la fois une scientifique nobélisée comme sa mère Marie Curie, l’une des trois femmes ministres du gouvernement Blum de juin 1936 et une militante des droits des femmes qui se revendiquait féministe. Sa vie s’est frottée aux grands événements internationaux, comme les deux guerres mondiales, et aux moments de tension nationale et de crispation internationale qu’ont été la crise de 1929 et la guerre froide après 1945. Elle a aussi contribué à la mutation des sciences, à l’avènement de la physique nucléaire et à la création du campus universitaire d’Orsay. Elle a enfin été le témoin de trois moments clés de l’histoire du féminisme : le temps des suffragettes à la Belle Époque, le front sanitaire durant la Grande Guerre et la difficile émancipation qui a suivi, le militantisme antifascite et procommuniste au moment de la Seconde Guerre mondiale et aux heures tragiques de la guerre froide.
À travers le cheminement de cette chercheuse de talent éprise d’égalité et d’équité, c’est aussi l’histoire d’un couple, d’une famille et de tout un milieu intellectuel et politique qui est ici proposée.
Le destin hors du commun d’une femme d’exception enfin révélé dans ses facettes multiples. »

Jacquemond L.-P., "Irène Joliot-Curie", Paris : Odile Jacob, 2014.

Doisneau chez les Joliot-Curie - Un photographe au pays des physiciens

Notes de l'éditeur :
« 1942. L'éditeur Maximilien Vox prépare un ouvrage de prestige sur l'excellence française. Pour illustrer la perfection scientifique, il veut présenter les chercheurs les plus en vue de l'époque, les physiciens Irène et Frédéric Joliot-Curie, lauréats du prix Nobel en 1935. Il fait alors appel à un jeune photographe, Robert Doisneau, pour immortaliser les appareillages sur lesquels les scientifiques travaillent dans leurs laboratoires. Les clichés montrent les impressionnants instruments témoins des débuts de la « Big Science ». Aujourd'hui, ces laboratoires sont en cours de démantèlement et les instruments sont souvent détruits et dispersés, à de rares exceptions. Dans le cadre de sa mission pour la préservation du patrimoine scientifique contemporain, le Musée des arts et métiers a réuni, de manière exceptionnelle, les prémices d'une science nouvelle et des clichés inconnus de Doisneau. Ce catalogue propose un regard croisé inédit entre l'objectif de Robert Doisneau et un univers proche de la science-fiction. »

Collectif, "Doisneau chez les Joliot-Curie", Paris : Romain Pages Editions/Musée des Arts et Métiers/CNAM, 2005.