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Radioactivité - Médecine - Radium

Voici quelques idées de lecture concernant les thématiques scientifiques abordées par le Musée Curie : la radioactivité, la médecine et le radium.

Les femmes du laboratoire de Marie Curie

En 1906, Marie Curie devient la première femme dirigeant un laboratoire de recherche. Professeur de l'Université de Paris, elle a souvent servi de modèle.
Jusqu'en 1934, elle accueillera 45 étudiantes et chercheuses de tout pays. Découvrir la vie de chacune d'elles, c'est aussi raconter l'évolution de la place des femmes dans les laboratoires. Peut-on alors dessiner, à partir de cet ensemble, un profil de la femme scientifique au début du 20è siècle en France?

Pigeard-Micault N., "Les femmes du laboratoire de Marie Curie", Paris : Glyphe, 2013.
Préface de Hélène Langevin-Joliot.

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L'expérience retrouvée

Notes de l'éditeur :
« Couple mythique, Pierre et Marie Curie expérimentant de façon acharnée dans un hangar glacial sont dans toutes les mémoires.
Mais sait-on que Pierre dut insister pour associer sa jeune épouse au prix Nobel qui récompensait la découverte de la radioactivité ? Il était alors un physicien reconnu pour ses nombreux travaux, piézoélectricité, magnétisme, ou principe de symétrie. Sa mort prématurée à l’âge de 47 ans et la gloire de sa femme ont fait oublier cet expérimentateur génial qui savait mener les plus fines analyses théoriques.
Ce livre dresse le portrait d’un chercheur profondément humain, préoccupé par la formidable puissance de la radioactivité. « Ce serait cependant une belle chose à laquelle je n’ose croire que de passer la vie l’un près de l’autre, hypnotisés dans nos rêves : votre rêve patriotique, notre rêve humanitaire et notre rêve scientifique » écrit-il à Marie quand ils se rencontrèrent. Il relate également la fondation de l’Ecole municipale de physique et de chimie industrielles, où Pierre Curie enseigna longtemps, et présente nombre d’aspects inédits de cet enseignement. A travers « L’expérience retrouvée », la reconstruction à l’identique d’une mesure formidablement astucieuse de courants électriques infinitésimaux, nous participons à la science en train de se faire : en quelques mois, cette expérience permit les premières mesures de radioactivité et l’identification des deux nouveaux éléments radioactifs, Polonium et Radium. »

Barbo L., Beaudouin D. et Laguës M., "L'expérience retrouvée", Paris : Belin/Espace des Sciences de Paris, 2005.

Marie Curie et son laboratoire - Sciences et industrie de la radioactivité en France

Notes de l'éditeur :
« « Radioactivité », mot inventé par Marie Curie en 1898, désignait à l’origine à la fois un phénomène physique et un champ de recherches scientifiques ayant pour objet l’étude des radioéléments et de leurs rayonnements. L’histoire de la radioactivité a mobilisé de nombreux historiens et scientifiques fascinés par les bouleversements induits par cette découverte. Cette histoire en France est toutefois paradoxale : si l’on souligne le rôle pionnier des scientifiques français, comme Henri Becquerel et Pierre et Marie Curie, force est de constater que de nombreux historiens et scientifiques insistent sur les faiblesses, surtout théoriques, et le manque d’innovation de l’école française.
Cet ouvrage propose une tout autre lecture de l’émergence et du développement de ce champ. L’étude du régime de fonctionnement du laboratoire Curie, ses activités de recherche, son rôle dans la production et les applications des radioéléments, sa part active dans l’établissement de nouveaux domaines comme l’industrie des radioéléments ou la curiethérapie, dessine des caractéristiques du champ de la radioactivité propres à la France. Marie Curie, le personnage central de cet ouvrage, apparaît elle aussi sous un jour totalement nouveau : véritable « entrepreneur scientifique », elle a réussi à bâtir l’un des plus importants laboratoires de recherche scientifique en France et à le placer au centre d’un puissant réseau scientifique, industriel, médical, instrumental et métrologique. »

Boudia S., "Marie Curie et son laboratoire - Sciences et industrie de la radioactivité en France", Paris, Editions des archives contemporaines, collection Histoire des sciences, des techniques et de la médecine, 2001.

La radioactivité artificielle et son histoire

Notes de l'éditeur :
« Voici un demi-siècle [80 ans désormais], Frédéric et Irène Joliot-Curie découvraient la possibilité de former artificiellement des noyaux radioactifs inconnus dans la nature.
Cette découverte, relayant celles de Pierre et Marie Curie une génération plus tôt, marquait le début de la maîtrise des forces nucléaires. La fabrication des radioéléments artificiels allait très vite connaître d’importantes applications biologiques, médicales, industrielles, énergétiques, historiques.
A travers le cheminement imprévu des idées, les figures attachantes ou pittoresques des chercheurs, le panorama des applications techniques, cette histoire de l’une des grandes découvertes du [XXe] siècle permet de mesurer l’impact de la science sur notre société. »

Bordry M. et Radvanyi P., "La radioactivité artificielle et son histoire", Paris : Seuil/CNRS, collection Points Sciences, 1984.

Cent ans après : La Radioactivité - Le rayonnement d'une découverte

Notes de l'éditeur :
« Cet ouvrage rassemble des citations, courtes mais significatives, sur la radioactivité, sa découverte et l’ensemble de ses applications. Illustrés par des documents historiques et de belles photographies anciennes ou actuelles, ces textes émanent de chercheurs, médecins, hommes politiques, journalistes, connus du grand public ou du milieu scientifique pour leur implication dans ce domaine. Ecrit en conclusion de la célébration du Centenaire de la découverte de la radioactivité par quatre personnes qui y ont pris une part active, avec une introduction de Georges Charpak et Maurice Tubiana qui présidaient le Haut comité national, ce livre comporte également une évocation de cette célébration, et une bibliographie substantielle. Il constitue ainsi un document unique, qui retrace un siècle de découvertes et de réflexion sur ce thème aux multiples facettes. »

Bimbot R., Bonnin A., Deloche R et Lapeyre C., "Cent ans après : La Radioactivité - Le rayonnement d'une découverte", Les Ulis : EDP Sciences, 1999.

Histoires d'atomes

Notes de l’éditeur :
« Venus à Ustebu, en Norvège, pour une semaine d’études, des physiciens de différents pays racontent chaque soir, à la veillée, devant un auditoire de jeunes, quelques grandes découvertes en évoquant les difficultés et les problèmes auxquels les chercheurs on été confrontés.
Chaque histoire plonge ses racines dans le passé, de l’Antiquité grecque à la Chine des Song, de l’époque des guerres de religion en Europe à l’ère Meiji au Japon. A travers ces aventures revivent Pythagore, Archimède, Galilée, Palissy, Pierre et Marie Curie, Rutherford, Bohr, Yukawa, Powell, Hahn et Szilard… »

Bordry M. et Radvanyi P., "Histoire d’atomes", Paris : Belin, 1988.

La grande aventure des atomistes français

Notes de l'éditeur :
« Le rôle et le pouvoir croissants des savants en France depuis le début du siècle, comme la part capitale, enfin reconnue par les Américains, prise par les chercheurs français dans la découverte de la réaction en chaîne dans l'uranium sont décrits, pour le profane, par Spencer Weart, spécialiste de l'histoire des sciences, directeur à l'Institut américain de physique. Le récit de la passionnante épopée des pionniers français de l'ère nucléaire se déroule d'abord au Laboratoire Curie et au Collège de France, puis, pendant l'Occupation, à Cambridge, Chicago et Montréal, et enfin au fort de Châtillon comme un roman d'aventure dont les principaux personnages sont, outre le radium, l'uranium et l'eau lourde, des prix Nobel et des hommes d'Etat. »

Weart S., "La grande aventure des atomistes français", Paris : Fayard, 1990.

Faut-il avoir peur de la radioactivité ?

Notes de l'éditeur :
« Parée de toutes les vertus, parfois au-delà du raisonnable, lors de sa découverte, la radioactivité est aujourd'hui porteuse d'angoisses. Il est vrai que les explosions atomiques militaires d'Hiroshima et de Nagasaki en 1945 et les accidents nucléaires civils de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011 ont contribué à créer et à entretenir l'inquiétude, voire la peur. Ces deux derniers accidents nucléaires soulèvent des questions auxquelles il est nécessaire d'apporter réponse.
Cet ouvrage tente d'éclairer le lecteur à partir des données objectives de la connaissance scientifique, suivant en cela la recommandation de Marie Curie expliquant que « rien n'est à craindre dans la vie, tout est à comprendre ». Il permet ainsi au lecteur de mieux apprécier les avantages, et ils sont nombreux, mais aussi les risques, et ils sont réels, de la radioactivité et de l'usage des rayonnements ionisants dans notre vie quotidienne et pour les générations futures.
Il répond à des questions que chacun d'entre nous peut se poser, par exemple : « Que faire si on habite à proximité d'une centrale nucléaire ? », « Peut-on se rendre au Japon sans risque depuis Fukushima ? », « Puis-je consommer des aliments qui en proviennent ? » Un ouvrage clair, accessible et pratique. »

Bey P., Gérard J.-P. et Schlumberger M., "Faut-il avoir peur de la radioactivité ?", Paris : Odile Jacob, 2013.

Pionniers de la radiothérapie

Notes de l'éditeur :
« Faire des recherches fondamentales sur la radioactivité et étudier ses effets sur les organismes vivants : le but conjoint de l'Université de Paris et de l'Institut Pasteur permit au début du XXe siècle le croisement de deux itinéraires d'exception, celui de Marie Curie, la physicienne deux fois nobélisée, et de Claudius Regaud, l'histologiste devenu un spécialiste de l'action des radiations ionisantes sur les tissus.
Ces deux chercheurs exceptionnels favoriseront l'émergence d'un modèle institutionnel associant la physico-chimie et le biomédical, qui suscitera plus tard un intérêt international. Habile expérimentateur, Regaud identifia clairement la radiosensibilité des cellules souches, mère de toutes les autres, et la latence des lésions cellulaires transmissibles aux descendants. Visionnaire, il eut la remarquable intuition du rôle du noyau cellulaire comme cible élective des radiations et a souligné l'importance du facteur temps dans les effets de l'irradiation.
Son travail d'observation et son implication amenèrent le chercheur à devenir thérapeute ; il devint par là-même le héraut d'une radiothérapie anti-cancéreuse scientifique. Co-directeur, avec Marie Curie, de l'Institut du radium (qui deviendra l'Institut Curie), Claudius Regaud a manifesté toute sa vie un intérêt militant pour les aspects sociaux, tant pour la transmission des savoirs que pour l'organisation sanitaire dans la France de l'entre-deux-guerres. »

Camilleri J.-P. et Coursaget J., "Pionniers de la radiothérapie", Les Ulis : EDP Sciences, collection Sciences et Histoire, 2005.

L'Institut Curie - Un siècle de lutte contre le cancer

Notes de l'éditeur :
« Si le nom de Marie Curie est universellement célèbre, l'histoire de l'Institut Curie reste moins connue. C'est pourtant un lieu unique au monde qui fête aujourd'hui son centenaire, un lieu appartenant désormais au patrimoine national et dont la vocation est toujours de "prendre le cancer de vitesse". Né en 1909 avec la création de l'Institut du radium par Marie Curie, l'Institut a été conçu de façon avant-gardiste, par le regroupement en un seul lieu de la recherche et du traitement contre le cancer. Marie Curie, Claudius Regaud, Irène et Frédéric Joliot-Curie, autant de noms de légende qui ont consacré leur vie à la lutte contre le cancer. Faire travailler ensemble médecins et scientifiques, faire bénéficier les patients des découvertes les plus récentes, le tout au cœur du quartier universitaire de Paris: il y a vraiment un "modèle Curie", tant sur le plan scientifique et médical que culturel. Une histoire passionnante qui reflète toute l'évolution scientifique et sociale du XXe siècle, et qui permet de comprendre les enjeux de la recherche pour demain. »

Institut Curie, "L'Institut Curie - Un siècle de lutte contre le cancer", Paris : Editions du Cherche Midi, 2008.

Cent ans de recherches en cancérologie - Le rôle d'Antoine Lacassagne (1884-1971)

Notes de l'éditeur :
« Le rôle d’Antoine Lacassagne (1884-1971) Le projet d’une médecine scientifique du cancer a commencé à prendre forme au début du XXe siècle. Quels sont les facteurs qui déclenchent des processus de cancérisation? Existe-t-il des substances, endogènes ou exogènes, responsables de certains cancers? Les cancers ont-ils des origines héréditaires? Comment traiter les cancers? Comment agissent les rayons? C’est à ce type de questions que les chercheurs du XXe siècle comme Antoine Lacassagne ont tenté de répondre.
Antoine Lacassagne a été directeur de l’Institut du radium, professeur au Collège de France, membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences et président de la Ligue nationale française contre le cancer. Il a été pendant plus d’un demi-siècle l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la radiobiologie et de la cancérologie. Ses recherches ont servi de fil conducteur à cet ouvrage qui retrace l’histoire des théories et des traitements des cancers. »

Chamak B., "Cent ans de recherche en cancérologie - Le rôle d'Antoine Lacassagne (1884-1971)", Paris : Glyphe, 2011.

Des rayons contre le cancer

Notes de l'éditeur :
« Les rayons sont comme la lance d’Achille ; ils blessent et ils guérissent. » Placée en exergue de l’ouvrage, cette phrase d’Antoine Béclère, un des pères de la radiothérapie française, rappelle que les rayons, capables de détruire des tumeurs, sauvent, tous les jours, des milliers de malades. Jean-Marc Cosset nous raconte ici l’histoire de la radiothérapie : des grands pionniers célèbres comme Becquerel, Marie Curie ou Pierre Curie, qui testa les rayons sur lui-même, aux moins connus tel le Dr. Victor Despeignes qui le premier, à Lyon en 1896, irradie une tumeur à l’estomac. La première guérison attestée remonte à 1899 !
Sans mâcher ses mots, le professeur fait également toute la lumière sur les plus importants accidents ayant eu lieu ces dernières décennies dans le monde, et plus particulièrement en France avec l’ «affaire des irradiés d’Épinal ». Il explique pourquoi la France, traditionnellement en pointe dans le domaine, a désormais un très gros effort à faire, aussi bien en matière de modernisation des matériels que de formation des hommes. Au niveau européen, l’Hexagone est en queue de peloton pour le nombre de radiophysiciens (moins de 5 spécialistes pour un million d’habitants contre trente-deux en Grande-Bretagne !) ; une politique ambitieuse doit être menée pour former des manipulateurs sur des machines de plus en plus complexes, tout particulièrement en informatique. L’accident d’Épinal a obligé les autorités françaises à réagir avec force : en juin 2007, une « feuille de route » pour la mise en œuvre de « trente et une mesures nationales pour la radiothérapie » est adressée par le ministère de la Santé à tous les responsables du domaine.
Grâce à ce livre au ton très personnel, Jean-Marc Cosset nous fait comprendre l’importance de maintenir une radiothérapie de pointe pour lutter contre le cancer, première cause de mortalité des Français. »

Cosset J.-M., "Des rayons contre le cancer", Paris : Robert Laffont, 2008.

La fantastique histoire du Radium

Le Radium est un élément radioactif. Mais le Radium est beaucoup plus que ça ! La puissance d'un tel symbole ne pouvait laisser indifférents les charlatans et les marchands du temple. Certains esprits mercantiles se mirent à présenter le Radium comme une panacée, et puis le Radium tourna au phénomène de société : les auteurs populaires, les publicistes s'en emparèrent, accolant sans scrupule le mot magique à tout et n'importe quoi, jusqu'à du camembert et des préservatifs... C'est l'histoire de ce symbole, sur plus d'un siècle d'existence, avec ses succès, ses excès délirants, et parfois ses drames, que raconte cet ouvrage.

Cosset J.-M., et Huynh R., "La fantastique histoire du radium", Rennes : Ouest-France, 2011.

Les métamorphoses de Tho-Radia : Paris-Vichy

Notes de l'éditeur :
« Lancée en 1933 par un pharmacien astucieux, avec le concours d'un médecin homonyme des Curie et d'une société franco-suisse, la crème au radium Tho-Radia connut un franc succès. Commercialisée jusqu'à la fin des années soixante, son histoire fut mouvementée : affaire Stavisky, réglementation des matières radioactives, exode à Vichy au tout début de la Seconde Guerre mondiale et tentative de spoliation empêchée par la légation suisse.
Ses campagnes publicitaires l'ont rendue mythique. »

Lefebvre T. et Raynal C., "Les métamorphoses de Tho-Radia", Paris : Glyphe, 2013.

Radium girl

Notes de l'éditeur :
« 1927, côte Est des Etats-Unis : cinq ouvrières utilisant de la peinture au radium pour confectionner des montres attaquent en justice leur employeur, US Radium. La presse les appellera les Radium Girls. Au moment du procès, la contamination a déjà tué plusieurs employées. Pourtant, l’entreprise en sortira blanche comme neige.
1930 : à Orange, dans le New Jersey, l’une des cinq Radium Girls se tue en voiture aux côtés… du fils du président d’US Radium. Une étrange épidémie de morts semble frapper ceux qui ont aidé l’entreprise à s’en sortir. Avocats véreux, scientifiques corrompus, médecins parjures, toutes ces victimes n’ont qu’un point commun : elles sont mortes par le radium.
Les soupçons se portent évidemment sur les quatre ouvrières restantes. C’est pourtant une enquête tout sauf simple que va devoir mener l’inspecteur de la police locale James Chadwick.
Un thriller inspiré de faits réels dans l’Amérique de la Grande Dépression, où on croise Al Capone, Marie Curie, Sacco et Vanzetti, King Vidor et George Gershwin. Avec du sang, de l’amour… et du radium ! »

Cosset J.-M., "Radium girl", Paris : Odile Jacob, 2013.