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Quelques portraits de l'exposition "Les héritières de Marie Curie"

Avec cette exposition, découvrez la diversité de parcours, de fonctions et de carrières des femmes dans les métiers scientifiques. Une façon de montrer aux jeunes femmes que les carrières scientifiques leur sont tout à fait accessibles, de faire la guerre à certains clichés et pourquoi pas de susciter des vocations.

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Anne-Catherine Gravigny

Cadre du service de radiothérapie à l’Ensemble Hospitalier depuis 2004, Anne-Catherine Gravigny gère une équipe de 48 manipulateurs. Selon elle, son métier et les progrès de la radiothérapie représentent l’héritage direct de Marie Curie.

« Durant mes études, j’ai lu les livres consacrés à Marie Curie, cette première femme scientifique de l’histoire reconnue pour ses travaux. Lorsque j’ai commencé ma vie professionnelle en radiothérapie, l’Institut Curie s’est imposé comme une évidence. Quand j’étais manipulatrice, j’aimais me trouver auprès des patients, les aider et m’efforcer de participer à leur guérison. Maintenant que je suis cadre, j’essaie de transmettre cet esprit à mon équipe. Comme tous les manipulateurs en radiothérapie, je bénéficie des bases que Marie Curie a posées dans le domaine des soins : elle est à l’initiative de notre métier ! Elle a également toujours été pionnière dans les évolutions technologiques appliquées à la médecine. Avec les nouvelles avancées de la recherche en radiothérapie, comme la tomothérapie, nous poursuivons aussi cet esprit d’innovation. »
Crédit photo : Alexandre Lescure/Institut Curie. Interview : Emmanuelle Manck

Elizabeth Blackburn

Prix Nobel de médecine 2009, Elizabeth Blackburn mène depuis 35 ans des travaux pionniers sur le rôle protecteur des extrémités des chromosomes, les télomères, et les effets de leur dégradation sur le vieillissement des cellules.

« Dans le cadre d’une chaire internationale de recherche, je me rends régulièrement à l’Institut Curie pour échanger avec les chercheurs sur les liens entre l’activité des télomères et l’apparition des cancers. Le Centre de Recherche est un lieu très vivant, productif et de niveau scientifique qui abrite des personnalités marquantes. Les femmes y sont bien représentées à toutes les étapes d’une carrière scientifique et peuvent y accéder à des postes de direction. Quand j’ai lu la biographie* de Marie Curie étant enfant, elle est devenue mon ‘héroïne’. Elle m’a inspirée pour ma carrière future en me transmettant l’idée que devenir femme scientifique était une chose merveilleuse. J’ai également été impressionnée par Marie Curie la mère, que sa fille Eve évoque avec beaucoup d’affection. »
Crédit photo : Alexandre Lescure/Institut Curie. Interview : Emmanuelle Manck

Alice Prebil

Alice Prebil s’est spécialisée aussi bien en physique chimie pure qu’en application de la radioactivité à la médecine. Grande voyageuse, et sportive, elle était « d’une grande fierté », « telle une héroïne de roman »*.

Alice Prebil ne passe que l’année 1937 au Laboratoire Curie, mais s’y lie d’une grande amitié avec Irène Joliot-Curie. De retour en Angleterre pour sa thèse, elle étudie les rayons bêta et travaille sur un sérum de thorium testé contre le cancer. Une fois mère, elle continuera ses recherches dans différents laboratoires du monde en accompagnant son mari diplomate dans toutes ses missions. En 1942, elle annonce la découverte de l’élément chimique 85, aujourd’hui appelé astate. En temps de guerre, des savants de différents pays, parfois ennemis, se mobilisent en vain pour renouveler l’expérience : on découvrira plus tard qu’il s’agit d’un isotope du polonium. Après le décès de son mari, Alice Leigh-Smith vivra dans une « ruine luxueuse » de Croatie, jusqu’à ce que son fils la ramène auprès de lui, sur la Côte d’Azur.
Crédit photo : Collection privée Le Fel. Texte : Emmanuelle Manck
*Marie-France Le Fel, 2013.

Marguerite Perey et Sonia Cotelle

Première femme à entrer à l’Académie des sciences comme membre correspondante, Marguerite Perey a découvert l’élément radioactif Francium au Laboratoire Curie. (Crédit photo : Musée Curie. Texte : Emmanuelle Manck)
• 1975 : Décès à l’âge de 66 ans d’un cancer.
• 1962 : Elue membre correspondante à l’Académie des Sciences.
• 1939 : Jean Perrin annonce la découverte du Francium à l’Académie des Sciences.
• 1929 : Entrée à l’Institut du Radium.
• 1918 : Diplôme d’ingénieur chimiste.
• 1909 : Naissance à Villemonble, en Seine-Saint-Denis.

A la fois rieuse et sérieuse, Sonia Cotelle, la spécialiste des préparations complexes de sources radioactives au laboratoire de Marie Curie, « montrait une ardeur et un dévouement toujours renouvelé dans son travail ».
• 1945 : Décès à Paris des suites de manipulations de sources radioactives intenses.
• 1926 : Sonia Cotelle est nommée chimiste au Laboratoire Curie
• 1923-1932 : Sonia devient Sonia Cotelle et garde son nom de femme mariée après son divorce.
• 1918 : Obtention d’une licence ès science après trois certificats de chimie.
• 1896 : Naissance de Sonia Slobodkine en Pologne.