Frédéric (1900-1958) et Irène Joliot-Curie (1897-1956)


1914 - 1918

Durant la Première Guerre mondiale, tout en préparant ses licences de physique et de mathématiques, Irène Curie contribue avec Marie Curie à l'effort de guerre en s'engageant dans la Croix-Rouge comme infirmière en radiologie. Après la guerre, elle devient l'assistante de sa mère à l'Institut du radium et soutient son doctorat en physique en 1925. L'année suivante, elle épouse Frédéric Joliot, ingénieur de l'Ecole de physique et de chimie industrielles et préparateur de Marie Curie. Il soutient sa thèse en 1930.

La découverte de la radioactivté artificielle


1932 - 1935

Les recherches des "Joliot-Curie" à l'Institut du radium sur le noyau atomique, identifié par Ernest Rutheford en 1911, conduisent le physicien anglais James Chadwick à la découverte du neutron en 1932. En janvier 1934, la preuve chimique de la formation d'isotopes radioactifs. Ils reçoivent le prix Nobel de chimie de 1935 et ouvrent la voie au développement de l'usage des indicateurs radioactifs en biologie et en médecine. De nombreux travaux sont alors entrepris dans le monde entier pour produire de nouveaux radioéléments.

1938 - 1942

Les expériences d'Irène Joliot-Curie et Pavel Savitch sur des radioéléments plus lourds que l'uranium poussent Otto Hahn à reprendre les travaux faits avec Lise Meitner. Il annonce en 1938 avec Fritz Stassmann la découverte de la fission de l'uranium sous l'action des neutrons. Frédéric Joliot-Curie en apporte une preuve physique en 1939. Avec Hans Halban et Lew Kowarski, il montre qu'une réaction en chaîne libérant beaucoup d'énergie est possible. En 1942, Enrico Fermi met en route la première pile atomique à Chicago.

De multiples responsabilités


1935 - 1945

Frédéric Joliot-Curie crée un laboratoire de synthèse atomique à Ivry-sur-Seine et un laboratoire de chimie nucléaire au Collège de France, où il est professeur. Irène Joliot-Curie entre au gouvernement du Front populaire comme secrétaire d'Etat à la recherche en 1936. Durant la guerre, Frédéric Joliot-Curie participe à la Résistance. A la libération, il devient directeur du CNRS.

1945 - 1956

Irène Joliot-Curie dirige le laboratoire Curie. Frédéric Joliot-Curie propose au général de Gaulle la création du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et en devient le Haut-commissaire. La première pile atomique française, Zoé, entre en action fin 1948. En mars 1950 il lance à Stockholm un appel pour l'interdition de l'arme atomique et est destitué de son poste au CEA.

1956 - 1958

Irène Joliot-Curie obtient en 1954 la création d'un laboratoire de physique nucléaire à Orsay équipé d'un accélérateur synchrocyclotron. Elle meurt le 17 mars 1956. Frédéric Joliot-Curie poursuit son oeuvre et décède le 14 août 1958.


© Musée Curie (coll. ACJC)

Irène Curie à l'hôpital 112, devant un poste radiologique, Amiens (1916)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Frédéric Joliot-Curie dans l'atelier de l'Ecole de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (1925)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Frédéric, Irène Joliot-Curie et leurs enfants devant la maison des Perrin, Arcouest (1934)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Marie Curie, Irène et Frédéric Joliot-Curie au congrès de Solvay, septième conseil de physique (22-29 octobre 1933)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Frédéric et Irène Joliot-Curie au laobratoire de l'Institut du radium (1932)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Irène Joliot-Curie, secrétaire d'Etat à la recherche scientifique (juin 1936)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Prix Nobel de Chimie de Frédéric Joliot-Curie (1935)


© Musée Curie (coll. ACJC)

Prix Nobel de Chime d'Irène Joliot-Curie (1935)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Frédéric Joliot-Curie, Hans Halban et Lew Kowarski sur le tournage du film "La bataille de l'eau lourde", Collège de France (1947)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Visite du président de la république Vincent Auriol, accompagné de Frédéric Joliot-Curie et de Lew Kowarski lors de l'inauguration de la pile atomique ZOE au Fort de Châtillon (21 décembre 1948)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Frédéric Joliot-Curie à la tribune du deuxième congrès mondiale de la paix, Varsovie (novembre 1950)

© Musée Curie (coll. ACJC)

Irène Joliot-Curie dans son laboratoire à l'Institut du radium (1954)